Opération Lune (2002) – William Karel

William Karel Opération LuneUn documentaire d’intrigue, subtil mélange de faits réels, de fiction et d’hypothèses autour d’un évènement qui marqua le XXe siècle : la course à la Lune. 

Richard Nixon était-il prêt à tout pour assurer la suprématie des États-Unis dans la conquête de l’espace ? Y a-t-il vraiment eu des « retransmissions en direct » de la Lune ? Quels liens Stanley Kubrick entretenait-il avec la NASA ?

Construit autour de réelles interviews d’Henry Kissinger, Donald Rumsfeld ou Buzz Aldrin, ce film jette le trouble et nous rappelle le pouvoir des images et leur possible manipulation. »

Avec, sur la jaquette du DVD 2007, ce commentaire concernant le film Hollywood (52′) – également sur le DVD :

« Parti à la recherche du passé prestigieux de Hollywood, William Karel compose un film délirant en hommage à l’usine à rêves. Il nous emmène dans l’envers du décor… Un premier « documenteur » qui préfigure le travail de détournement d’images d’Opération Lune. »

En toile de fond de l’intrigue montée par William Karel ; comment couvrir un éventuel échec de la mission Apollo 11 ? Pour parer à toute éventualité, l’administration américaine aurait demandé à Stanley Kubrick de mettre en scène les premiers pas de l’Homme sur la Lune en studio.

William Karel indique avoir choisi ce sujet parce que ; « Le sujet se prêtait bien au propos : cela fait trente ans qu’il y a débat sur la réalité de ces images. Godard le premier est passé au journal de TF1 en disant : « Ce direct est un faux ». Et ces doutes sont étayés par des faits réels : Aldrin est devenu alcoolique, Nixon n’a pas assisté au lancement de la fusée, les astronautes ont fait des dizaines de milliers de kilomètres pour rester seulement trois heures sur la Lune… Nous trouvions donc que c’était un sujet assez drôle. »

« L’idée était de détourner des entretiens, et nous n’avons mis aucun des témoins dans la confidence, ni les gens de la NASA, ni Aldrin, ni la femme de Kubrick, ni le frère de celle-ci. […] En détournant leurs témoignages, il suffisait d’avoir un « faux » témoin, en l’occurrence la secrétaire de Nixon, pour faire le lien et rendre l’histoire crédible. Aux « vrais » témoins, nous disions que nous faisions un film sur Kubrick, sur son film, sur la Lune ou sur la NASA, et nous leur posions des questions un peu vagues… » — William Karel.

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