Le pouvoir de la parole

1. La parole renferme un grand pouvoir, mais une chose est sûre : nous devons choisir les mots avec justesse et seulement ensuite leur attribuer le pouvoir.

Un mot n’a aucun pouvoir négatif, à moins que nous ne décidions de lui en donner un. Lui-même ne contient aucune force. C’est celui qui le prononce qui la lui confère. Bien sûr, selon la philosophie orientale, la pensée qui précède le mot est déterminante. La pensée peut donc être la force motrice derrière la parole et lui ajouter ainsi du pouvoir. Par la suite, comme le disent les Maîtres, ce mot doit aller de l’avant et créer.

2. Si un mot est articulé sans raison particulière ou sans force de pensée, son effet est nul. Étant donné le choix de ce mot, le pouvoir qui lui est attribué grâce à la pensée ne peut qu’accomplir la tâche pour laquelle il est prononcé. C’est pourquoi les Maîtres sélectionnent aussi soigneusement leurs termes et pensent que la parole demeure toujours sélective.

3. Ce pouvoir placé derrière le mot pour qu’il accomplisse une tâche doit être l’énergie que nous décelons nous-mêmes. D’après l’enseignement des Maîtres, l’essentiel n’est pas l’énergie que vous donnez au mot, mais celle que vous percevez pour son accomplissement.

4. Jésus a dit : « Mes paroles sont esprit, elles sont la vie et elles accomplissent ce pour quoi elles ont été envoyées ». L’esprit est la cause créatrice dans l’univers, et notre langage n’a de pouvoir que dans la mesure où ce même esprit est considéré comme la force qui le soutient. C’est l’activité de la force de la nature qui fait pousser la graine, car aucune graine n’abrite le moindre pouvoir. C’est le contenant ou le véhicule de cette force. Il en est de même pour les mots.

« La parole est une graine », affirment les Écritures, et le pouvoir de l’Esprit se conforme aux mots, comme la nature se conforme à la graine. Notre conscience, ou notre sensibilité spirituelle, est le point central dans cette question du pouvoir de la parole.

Des mots prononcés sans raison sont impuissants et ne créent pas, même si, dans un sens, ils peuvent augmenter votre état auto hypnotique. Votre crainte des mots négatifs peut accentuer leur force hypnotique et donc accroître l’influence d’une parole négative. Les mots lancés sans raison ou par ignorance n’altèrent aucunement la cause créatrice. Les personnes qui parlent du pouvoir des paroles négatives n’expriment qu’une vieille idée, celle du diable, sous une forme moderne. Or, il n’y a qu’un pouvoir unique, celui de Dieu. Il n’en existe aucun autre opposé au bien suprême dans la tendance universelle. Ce qui semble lui faire face ne réside que dans notre esprit qui contrarie souvent les desseins de Dieu. La tendance créatrice de l’univers, la volonté et l’objectif divins sont de faire disparaître l’ignorance, de même que la lumière chasse l’obscurité.

5. Les Maîtres prononcent un mot et la représentions de celui-ci existe immédiatement. Il ne s’écoule pas même une seconde. L’élément temps n’intervient pas dans le langage, lorsque l’énergie – l’Esprit – l’habite. Une parole soutenue par un élan de pensée sincère crée instantanément l’état désiré. Les Occidentaux n’attachent pas la même importance au pouvoir de la parole.

En fait, un mot prononcé, s’il n’est pas soutenu par l’énergie, perd toute sa puissance. C’est pourquoi les Occidentaux tombent dans des bavardages enfantins ; ils sont incapables d’attribuer une valeur adéquate à leurs mots.

6. La pensée suffisamment sélective, ou qui possède la force permettant cette sélection, devrait toujours s’intéresser au langage. Elle ne doit pas lui commander par la volonté ou la force de la volonté, mais donner au verbe la puissance qui lui appartient. Tel est bien sûr le pouvoir de l’Esprit et il ne pénètre nos mots que grâce à une pensée très étroite, pensée qui correspond aux objectifs créateurs de l’univers. De cette façon, la volonté, qui a une capacité directive, émet le mot. Elle sélectionne ou participe à la sélection de la pensée et de la formulation, mais c’est une conscience élargie de la présence et du pouvoir de l’Esprit qui accorde ce pouvoir. Quand un mot est choisi pour son sens ou son utilisation, il est toujours placé dans la fréquence à laquelle il appartient.

7. Cette explication devrait dissiper la peur des mots négatifs que beaucoup ressentent, et les inciter en même temps à choisir de façon plus intelligente leurs expressions et à leur donner un meilleur usage.

« Penser les paroles de Dieu après Lui » serait l’essence du pouvoir spirituel, car, derrière de tels mots, se tient le véritable pouvoir, créateur des cieux et de la Terre. Les paroles de l’Homme devraient toujours exprimer et extérioriser sa nature spirituelle innée. Si nous parlions seulement en harmonie avec les idéaux les plus élevés et les plus constructifs, nous développerions un pouvoir maximal ; ainsi, l’improbable serait alors le plus probable dans la mesure où de telles paroles ont un tel pouvoir. En d’autres termes, plus la pensée, la prise de conscience et la conscience sont divines, plus considérable sera le pouvoir impliqué dans ce processus.

8. Comme l’affirment les philosophes orientaux, vous ne serez jamais séparés d’un iota du Principe si vous employez des mots choisis. Si vous sélectionnez chaque parole – et vous le pouvez – , vous ne communiquerez de l’énergie qu’à votre objectif spirituel, jamais à un élément négatif.

9. Les hindous, ou les Aryens, affirment : « L’Homme est le créateur des mots ; par conséquent, c’est lui qui les choisit, les contrôle, leur accorde une place, les fait exister pour qu’ils puissent fonctionner ou devenir puissants ».

S’il utilise cette faculté correctement, il est impossible de relier ce pouvoir à des paroles négatives. Celles-ci ne pénètrent donc pas l’esprit de l’individu qui souhaite rendre manifestes des formes et il ne les prendra pas en considération. Cette pensée de la forme manifeste est toujours l’état de conscience provoqué où l’Homme est capable de créer, où il maîtrise chacune de ses paroles. Le sanskrit, dans une de ses phases, permet un état tel que le pouvoir se manifeste. En effet, en sanskrit il est possible d’utiliser seulement quatre paroles ou affirmations positives. Des mots qui peuvent former des affirmations positives et que l’on ne peut détourner.

10. Évidemment, vous vous demanderez quels sont ces quatre mots. Il existe toujours des mots qui expriment une déclaration positive sur la réalité. Chacun de nous peut les choisir. Bien sûr, le mot le plus positif est le premier : Dieu. Si vous retournez au Principe, vous énoncerez votre affirmation en sachant que ce mot est le fondement de tout ; vous formulerez avec ce mot toutes les phrases positives. Ainsi s’exprime le pouvoir de la parole. Votre mot clef est toujours le plus spirituel : Dieu. Sélectionnez ensuite les mots qui l’accompagnent pour compléter votre déclaration positive.

11. De même que tous les calculs mathématiques partent de l’Unité symbolisée par le chiffre 1, tous les mots doivent provenir d’une seule racine, ou principe. DIEU EST et, parce que Dieu est, JE SUIS. Parce que Dieu est vie, je suis la vie. Parce que Dieu est intelligence, je suis intelligence. Parce que Dieu est pouvoir, je suis pouvoir. Parce que Dieu est toute substance, je suis toute substance, etc. « Père », en sanskrit, signifie « première personne qui a bougé », et le premier mouvement de l’esprit de l’individu doit toujours émaner de la Source unique et être prolongé par la conscience de l’individu. S’il admet dans sa conscience personnelle un élément non issu de la réalité divine, il falsifie le processus de la vie en lui-même et, par conséquent, devient partiellement inconscient de la plénitude de sa Divinité. Il doit s’abandonner à la réalité sous-jacente de la vie dans sa totalité, demeurer dans Jérusalem -son contact avec le Tout- jusqu’à ce que le Saint-Esprit, ou l’Esprit entier de Dieu, soit l’énergie motrice de chacune de ses pensées, paroles et actions.

12. En dehors de son propre domaine de compétence, l’Homme ne peut exprimer une idée ou une parole qui contiennent le moindre pouvoir de manifestation. Il ne peut sortir de ce champs, car chaque mot prononcé crée son champ d’action.

13. L’individu moyen ne connaît pas vraiment la réelle signification du mot. Il s’agit simplement d’un instrument utilisé dans les opérations intellectuelles pour transmettre ou prolonger certains processus de l’esprit. Le mot ne peut projeter ce qui ne se trouve pas dans l’esprit.

Webster pense qu’un « nom » suggère la « nature essentielle » d’une chose. Un mot est simplement un substantif qui désigne certains états de conscience et qui appartient à l’individu lui-même. Quelqu’un peut déclarer : « Je suis heureux », or cette phrase ne signifiera rien pour un interlocuteur. Si la conscience du locuteur est seulement un peu joyeuse, ses paroles auront peu d’impact. Mais, s’il rayonne de joie, ses paroles transmettront une conviction totale. Les mots employés sans raison sont des structures vides qui ne renferment pas la conscience et la prise de conscience de la réalité spirituelle. Quand nous utilisons un mot, il ne représente que ce qu’il contient ; et son contenu est déterminé par notre conscience, elle-même dépendant de notre degré de sélection intelligente.

14. Ce n’est pas la répétition qui rend un mot efficace. Votre première affirmation, si elle est authentique, suffit. La seule chose à faire est de respecter votre parole. La répétition, cependant, est souvent un moyen efficace d’être en harmonie avec les possibilités contenues à l’intérieur d’une déclaration. Nous réitérons souvent une phrase ou règle à de nombreuses reprises avant que le sens s’éclaire pour notre conscience. Sans cette ouverture de l’esprit vers la réalité intérieure, la répétition ne détient qu’un effet hypnotique.

15. Si nous répétons des mots et que ceux-ci n’exercent pas un effet hypnotique sur notre personne, cette répétition nous conduit à un accord plus profond avec la réalité sous-jacente aux mots et aboutit à une prise de conscience supérieure. Mais l’utilité de la réitération ne se manifeste que jusqu’à un certain point ; en effet, peu à peu, le mot s’implante en nous. Et lorsque nous saisissons que notre mot est clairement établi, la répétition n’a plus aucun sens.

En RÉALITÉ, nous finissons par comprendre que notre parole est fixée, et nous ne la répétons alors plus jamais.

16. Si la manifestation de votre mot n’apparaît pas, il n’est pas pour autant inefficace. Dans ce cas, afin d’effacer tous vos doutes, remerciez l’univers que la manifestation soit disponible. Mais attention, ne continuez pas à répéter votre mot, car le doute surgira très rapidement. En somme, remercier l’univers vous placera en plus étroite harmonie avec votre mot et vous rendra conscient de sa confirmation.

17. La simple répétition d’un mot ne l’établit pas plus fermement ; elle vous harmonise seulement avec ce qu’il EST.

18. Afin d’obtenir des résultats manifestes, notre conscience doit s’ouvrir pour percevoir ou inclure un élément qui existe déjà dans la réalité. Quand cette vérité aura éclaté au grand jour, le problème sera bien plus simple. « C’est la terre que tu vois, je te la donnerai en héritage » : cette phrase contient tout le mystère. Il s’agit d’une réalité de l’Esprit, d’un fait omniprésent, qui réside dans toutes les prétendues dimensions – car il n’existe qu’une dimension unique, la dimension spirituelle.

Lorsque l’esprit se déploie pour voir où capter la réalité spirituelle, la manifestation de celle-ci ne fait absolument plus aucun doute. Si ce phénomène se produite en Dieu, il est valable pour tout être, car Dieu est tout. A nous de comprendre notre rôle : notre prise de conscience doit s’élargir jusqu’à englober la réalité et l’existence de la réalité spirituelle.

19. Jésus utilisait cette méthode de travail. Chaque mot était établi pour Lui. Il exaltait chacun d’entre eux dans Sa conscience exaltée, tout en sachant qu’il correspondait déjà à une réalité. Les hindous défendent la même position. Ils lancent leurs affirmations et peuvent ensuite dire qu’elles sont achevées ; ils se comportent comme si elles existaient déjà, comme si elles leur appartenaient, puis ils poursuivent la même démarche. Cette conduite vous permettra de réaliser beaucoup de choses ; plus encore que par l’emploi de la répétition, elle vous fortifiera de l’intérieur.

20. Concernant le traitement des prétendues maladies, le praticien moyen raisonne de façon dualiste, grâce à deux notions contraires : la maladie et la santé. Il croit en l’existence de deux conditions qui se remplacent l’une l’autre. Les orientaux n’opèrent pas de telle sorte, pas plus que Jésus en son temps. Quand vous cherchez à atteindre la perfection, sachez qu’elle vous habite. Exaltez-la. Elle existe indépendamment du couple de contraires santé/maladie. Elle est un fait éternellement établi en principe et est complète à l’intérieur d’elle-même dans chacune des prétendues dimensions. Selon la philosophie orientale, la santé et la maladie sont des illusions, car elles ne sont que des concepts inventés par l’Homme. Par exemple, votre idée actuelle de la santé ne vous satisfera plus dans cinq ans, car c’est une idée relative dans votre conscience. Il n’y a rien de relatif dans l’Être, tout est complet, tout est parfait, et le vrai praticien s’identifie à la réalité et ignore l’illusion. Abandonnez l’idée des contraires et remplacez-la par celle de la perfection. Nous découvrons que Jésus en a fait autant, Il a toujours proclamé la perfection éternelle, et cette perfection était toujours établit par Lui.

21. Si j’inscris, sur le tableau noir, l’opération 2 + 2 = 3, puis 2 + 2 = 5, allez-vous vous soucier du 3 et du 5 en essayant de déterminer la réponse exacte ? Non, vous examinerez ces chiffres, puis vous occuperez du fait que 2 + 2 = 4, et les deux extrêmes, 3 et 5, disparaîtront. Le chiffre inférieur ou supérieur à la réponse correcte n’a rien à voir avec la réalité du Principe. Ce n’est qu’en mettant en relation la réalité du Principe et la situation qu’une réponse juste est possible. Nos conceptions de la santé et de la maladie sont toutes deux inférieures à la perfection qui est inscrite dans les fondements de l’univers. Ce qui reste inférieur à la perfection ne pourra jamais lui ressembler. Vous avez affaire à quelque chose qui n’est relié à aucun de ces deux extrêmes.

« Soyez parfait, de même que votre Père dans les cieux est parfait », tel est ici le critère correct.

22. La plupart des êtres humains échouent dans leurs prétendues démonstrations, parce qu’ils expriment leur idéal de perfection et reviennent ensuite immédiatement à la notion des contraires. « Si ton œil est sain, tout ton corps sera lumineux ».

La femme de Loth s’est retournée, et son corps s’est transformé en un bloc de sel. « Maintenant, à l’avenir et pour toujours, ne vois que la perfection », a déclaré Jésus. Dès que nous établissons la perfection, le Christ Se dresse, dominant. Chacun œuvre à construire la perfection, car la réalité dans l’Esprit est la forme de sa manifestation.

23. L’effet d’un véritable traitement spirituel ne dépend pas du degré de développement ou d’épanouissement spirituel de la personne « soignée ». Nous n’avons pas à nous soucier de sa conscience, car elle est fondée sur les contraires, sinon le sujet ne serait pas malade. La réalité spirituelle EST et, dès que nous nous plaçons dans la perfection, notre conscience est également parfaite.

24. Prononcer le Mot ne produit jamais d’effet hypnotique, car c’est l’essence de la véritable nature de toute création. Le traitement, ou le fait de prononcer la Parole, n’est pas une projection de nos idées sur la santé pour contrecarrer la maladie. Cette dernière démarche est hypnotique. Prononcer le Mot, c’est seulement dire la Vérité, proclamer ce qui a toujours été et sera toujours vrai de tout individu, tout état, toute situation, dans le Principe. L’auto-hypnotisme s’installe lorsque nous nous exprimons avec les concepts imparfaits produits par l’esprit humain.

25. Il n’est pas nécessaire que les personnes malades ou dans le besoin vous demandent de les aider ni qu’elles soient conscientes du fait que vous leur envoyez la Parole. Si vous émettez sur les ondes du Christ, vous ne faites que leur présenter leur propre perfection innée. Vous vous libérez ainsi et les libérez également, car vous faites face à la réalité. Vous ne luttez pas contre la volonté d’un individu lorsque vous travaillez avec la perfection, car elle constitue la finalité de tout être. Au contraire, vous libérez sa volonté de ses chaînes, des mauvaises habitudes et des concepts erronés. En agissant ainsi, aucune prétendue « influence » n’intervient. Il s’agit simplement de faire appel à ce qui a toujours existé, jusqu’à ce que tous les individus concernés perçoivent simplement que telle est la réalité.

26. La parole est toujours puissante quand nous la considérons comme l’Esprit, car, en prenant cette décision, nous l’obligeons à n’être que pouvoir. Nous sommes à la fois le pouvoir et celui qui l’exprime, et nous seuls déterminons ce que ce mot charriera avec lui. Le pouvoir de la médecine s’exerce exactement de la même façon. C’est seulement « le transporteur » ou le moyen par lequel l’esprit du patient s’élargit pour admettre l’autorité créatrice de l’univers. Dieu est dans le médecin, le patient ou le médicament. Tout individu, quels que soient son statut ou sa profession, a uniquement besoin de projeter la perfection. Et un travail intense de cet idéal guérirait définitivement notre monde.

27. Il n’y a aucun mal à utiliser un intermédiaire pour tenter de remédier aux besoins de l’humanité souffrante. Il existe de nombreuses étapes et méthodes, mais un seul Pouvoir. Si notre idéal est la Perfection, nous parviendrons à un point où il n’existera plus d’intermédiaires. L’instrument employé par un individu indique seulement le progrès qu’il a fait dans son propre esprit, par rapport aux moyens les plus efficaces d’admettre la Perfection dans son être. Nous croyons que cela doit advenir par le biais d’un médicament, ou d’affirmations, mais, quelle que soit la manière utilisée, c’est la Perfection du Principe qui fait surface. Seuls les idéaux spirituels pourront contenir la mesure totale du pouvoir qui existe dans le Principe divin, car plus un contenant est important, plus sa capacité de transport est grande. Lorsque le contenant et le contenu fusionnent -la Perfection- , alors le contenant est complet sur tous les plans.

28. En traitant à distance, ou en pratiquant ce que certains appellent « le traitement absent », la pensée est plus rapide et plus puissante que les mots. Elle ignore le temps et l’espace, alors qu’un mot ou un son audible appartiennent au plan matériel : ils doivent traverser l’espace et durer dans le temps pour parvenir à leur destination. Or votre pensée atteint instantanément le Soleil, le centre de la Terre, ou n’importe quel lieu. Elle ne voyage pas, elle se trouve déjà là.

Dans la dimension spirituelle, chaque fait est immanent. Voir ce fait, c’est vous élever jusqu’à lui ; le voir pour un autre, c’est élever cette personne jusqu’à lui. Si je suis élevé -si la faculté perceptive est élevée- jusqu’au plan de la réalité, cela attire toutes les choses dans la dimension spirituelle. Cette approche est la seule démarche authentique : n’essayez pas d’élever tout être ou toute chose jusqu’à l’état de conscience parfait. Nous pourrions aussi bien tenter de faire sortir l’énergie de la terre en utilisant une pioche et une pelle.

29. Je connais un homme, en Inde, qui parvient à affronter une tempête uniquement en présentant la perfection de ce phénomène naturel. Il la traverse et n’est jamais mouillé. Nous l’avons vu stopper des incendies et des typhons. L’Homme lui-même est la Parole de Dieu, s’il demeure fidèle à cette Parole.

« Si tu obéis à ma Parole et que ma Parole t’obéisse, alors tu seras en moi de la même façon que je suis en toi », telle est la vérité essentielle. Quand Jésus a envoyé Sa Parole et guéri l’enfant du centurion. Il n’a pas transmis un élément mesurable dans notre monde à 3 dimensions. Jésus, ou le Christ, ÉTAIT Lui-même la Parole, et rien n’a été créé au dehors de ce qu’a créé la Parole elle-même. La Parole qu’Il a « envoyée » n’a donc pas traversé l’espace, car elle se trouvait avec la Vérité du fils du centurion, de même qu’Elle était avec Lui. Il a seulement annoncé un fait spirituel universellement valable, et les esprits extérieurs ont pris conscience de ce fait.

30. « Souvent en nous-mêmes résident les remèdes que nous attribuons au ciel » – Shakespeare.

Source : « Treize leçons sur la vie des Maîtres » de Baird T. Spalding.

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