Goldman Sachs : La Banque qui domine le monde (2012) – Jerôme Fritel

Goldman SachsOn l’appelle « la Firme », comme dans les romans d’espionnage des années 1980. Après s’être enrichie pendant la crise des subprimes en pariant sur la faillite des ménages américains, elle a été l’un des instigateurs de la crise de l’euro en maquillant les comptes de la Grèce puis en misant contre la monnaie unique. Un empire de l’argent sur lequel le soleil ne se couche jamais, qui a transformé la planète en un vaste casino. Grâce à son réseau d’influence unique au monde, et son armée de 30 000 moines-banquiers, Goldman Sachs a su profiter de la crise pour accroître sa puissance financière, augmenter son emprise sur les gouvernements et bénéficier de l’impunité des justices américaine et européennes.

Cette banque est aujourd’hui un véritable empire financier dont les actifs représentent deux fois le budget de la France. Son réseau d’influences lui permet d’avoir une emprise sur les gouvernements et de dominer le monde.

Goldman Sachs n’est pas la seul coupable de la situation économique dans laquelle le monde se trouve car les conditions d’une telle escroquerie sont inhérentes au système monétaire. Cependant, cette banque a été l’acteur de la destruction de l’État grec et provoquera probablement la destruction de l’Europe…

L’Europe peine à trouver des solutions durables aux problèmes de la crise, d’autant que le système capitaliste est resté maître du jeu. Les gouvernements n’ont pas réussi à reprendre la main sur leurs économies, et les États doivent plaire aux investisseurs. Désormais, ce sont les agences de notations et les banques d’affaires qui font la loi.

Goldman Sachs règne en maître sur les puissances européennes. Ses anciens spéculateurs sont à des postes clés au sein de l’Union Européenne, comme Mario Monti, président du Conseil italien, ou Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE). On ne peut s’empêcher de se questionner sur le conflit d’intérêts. Car, cette même Goldman Sachs a permis à la Grèce de maquiller ses comptes publics, en rachetant sa dette à un taux fictif en 2001. Aujourd’hui, Athènes doit 600 millions d’euros à la banque américaine. En parallèle, il est difficile de comprendre que Loukas Papademos, ancien Premier ministre grec, vice président de la BCE entre 2002 et 2010, n’ait pas vu la dissimulation des comptes grecs, lorsqu’il était gouverneur de la banque grecque de 1994 à 2002.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s