Les armes à surpression thermobarique

La terminologie de « thermobarique » vient des mots grecs thermos (θερμός-chaleur) et baros (βάρος-pression), qui sont les deux principaux effets produits par cette bombe.

Les bombes classiques lorsqu’elles explosent sont mortelles et destructrices en combinant deux effets: un phénomène de surpression capable d’écraser les organes internes d’un être vivant ou de détruire un bâtiment (onde de choc), et un important dégagement de chaleur à l’origine de graves brûlures de la peau ou d’incendies.

Les armes à surpression thermobariques, également nommées armes à effet de souffle, fonctionnent quant à elles en trois temps : une détonation initiale disperse tout d’abord un fin nuage de gaz ou de poudre qui, de par sa consistance, peut se diffuser sur un large périmètre et s’infiltrer dans la moindre cavité, pénétrant à l’intérieur d’une construction ou d’un véhicule blindé non hermétique. Puis une seconde explosion embrase ce nuage dans une énorme boule de feu, engendrant un niveau de surpression beaucoup plus élevé que celui d’une bombe conventionnelle. La troisième étape est la dépression toute aussi brutale résultant de la combustion rapide du mélange vaporisé.

Les effets combinés de la surpression/combustion/dépression sur un être humain sont dévastateurs. Les personnes situées près de l’épicentre sont instantanément désintégrées. Celles situées plus loin pourront être tuées soit par le blast provoquant de graves lésions internes, soit par brûlure en contact direct ou par inhalation du combustible brûlant. La dépression ainsi que la raréfaction de l’oxygène l’accompagnant provoqueront quant à eux invariablement un traumatisme pulmonaire majeur et une lente asphyxie.

Les explosifs à effet de souffle peuvent être utilisé de manière native, ou bien combinés dans des systèmes plus élaborés servant à propulser des fragments de métal par exemple. Ils peuvent être également intégrés dans des cônes de charge en tandem avec une charge creuse, cette dernière perforant blindage ou béton pour laisser passer la charge thermobarique qui explose à l’intérieur de l’objectif.

Dans un espace confiné cette arme voit son potentiel destructeur décuplé car l’onde de choc se propage très loin, s’engouffrant dans le moindre interstice, remplissant les volumes, changeant de direction, montant ou descendant les niveaux. Le gilet pare-balles ou les sacs de sable ne sont alors d’aucune protection.

Les munitions utilisant ce type d’effet de souffle sont multiples : obus, roquettes ou bombes. Pour ce dernier vecteur la Russie a testé en septembre 2007 une bombe à implosion (ou bombe à vide) utilisant 7 tonnes d’explosif et faisant appel aux nanotechnologies pour disperser un nuage de carburant sur 300 mètres de rayon. Cette arme de destruction massive est d’une puissance équivalente à 44 tonnes de TNT, soit celle d’une petite arme nucléaire.

Selon toute vraisemblance des armes à surpression thermobarique ont sans nul doute été utilisées dans les derniers conflits modernes en Bosnie, en Tchétchénie, en Afghanistan, en Irak, au Liban,…

– Voici la vidéo d’une voiture chargée en explosif thermobarique.

– Attentat à la voiture piégée, peut être avec une charge thermobarique, à Damas – 10 mai 2012.

Sur cette photo prise lors des deux attaques-suicides à la voiture piégée de Damas le 10 mai 2012, on peut voir la puissance et la portée de l’onde de choc sur les façades de ce qu’il reste des bâtiments à l’arrière plan.

« On n’a jamais connu ça de notre vie ! » s’exclame un Syrien. À plus de 50 mètres à la ronde, les façades des bâtiments sont toutes éventrées, les routes défoncées. Partout, des voitures dont la carrosserie a fondu, des bus éventrés, des arbres abattus au bord de la route creusée de profonds cratères jonchent les environs. – Le Nouvel Observateur

Source

Un commentaire sur “Les armes à surpression thermobarique

  1. Celà rappelle aussi la zone de l’attentat qui a tué Rafic Hariri , à Beyrouth en 2005 et attribué à …. le clan Assad !… Pourtant, le modus operandi était le même que pour les juges anti-mafia Falcone et Borsellino , assassinés tous deux à Palerme et où il est peu probable que les Syriens aient quelque chose à voir !… Par contre, ceux-ci traquaient « l’hydre » et … ses complices : ils commençaient à s’intéresser de très près à la loge P2 et aux services secrets et étaient en voie de révèler au grand jour toute la fourberie et l’imposture du camp du « monde libre » , avec la preuve que c’est le « gladio », section italienne du « stay-behind » de l’OTAN qui était le véritable organisateur des attentats des « années de plomb » !… Malgré leur assassinat, l’opération « mains propres » parvint à restaurer l’autorité judiciaire et est venue à bout de l’intouchable démocratie-chrétienne !…

    C’était un peu hors-sujet, mais celà permet de rappeller que ces armes réclament la maîtrise des technologies les plus avancées et donc , ces bombes très sophistiquées sortiront de laboratoires, voire d’usines contrôlées par les plus « grands » spécialistes, qui travaillent pour des salaires très élevés et qui disposent de budgets en proportion !…

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